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Si nous vivions dans un monde parfait, l’alimentation ne serait que bienveillante.

N’est-ce pas là le sens premier de se nourrir ? Faire du bien à notre corps pour qu’il vive en bonne santé mais également prendre du plaisir à manger, partager un bon repas… et non compter les calories, avoir peur de son assiette et ne plus savoir comment manger ?

Manger ne devrait-il pas être aussi naturel que marcher ou respirer ?

Si aujourd’hui nous avons décidé de vous parler de bienveillance alimentaire, c’est bien que ce n’est pas aussi simple que cela…

Qu’est ce que la bienveillance alimentaire ?

La bienveillance alimentaire commence par supprimer toute notion de régime.

Elle ramène au fondement de l’alimentation qui est de réapprendre à manger en ressentant sa faim et sa satiété. L’objectif est de satisfaire sa faim, d’apprécier, grâce à ses 5 sens, son repas. On a trop tendance à se fier à 1 ou deux de ses sens, et encore, si on n’y prête un peu attention, ce qui n’est pas toujours le cas.

Grâce à la bienveillance alimentaire, il n’y a plus aucune raison d’éprouver de la frustration et donc les crises alimentaires sont amenées à disparaître.

(Attention cependant : on ne parle pas ici des personnes souffrant de Troubles Compulsifs Alimentaires qui demandent une prise en charge complémentaire).

Différentes habitudes à prendre au quotidien peuvent vous aider à manger avec bienveillance alimentaire : manger en pleine conscience, prendre le temps de manger, apprendre à déguster…

L’acte alimentaire reprend une place privilégiée dans notre quotidien. Ce n’est plus quelque chose que l’on cherche à faire vite pour en être débarrassé mais quelque chose de plaisant, dont on souhaite profiter.

Alors oui, c’est très simple sur le papier mais plus complexe dans la réalité car cela demande une réelle confiance en soi et surtout, une écoute de soi. Avoir confiance en soi car il ne faut plus chercher à contrôler son poids, à contrôler son assiette en comptant le nombre de calories. Il faut être prêt à rompre avec ses idées reçues mais aussi avec ses anciennes habitudes alimentaires (qui peuvent parfois avoir la vie dure). Et être à l’écoute de soi pour reconnaître ses sensations de faim et de satiété, parfois inconnues ou oubliées.

En mangeant avec bienveillance, on favorise son bien être, sa sérénité et son plaisir.

Cela veut-il dire qu’il existe une “malveillance alimentaire” ?

Il est logique de penser lorsque l’on parle de bienveillance alimentaire que cela fait opposition à une “malveillance alimentaire”.

Il est important ici de noter que non, cette opposition n’a pas lieu d’être. Et c’est très important afin de supprimer toute forme de culpabilité.

Même si l’on commence aujourd’hui à manger avec bienveillance alimentaire, cela ne veut absolument pas dire que nos anciennes habitudes alimentaires étaient néfastes ou malveillantes envers nous-même.

Nous vivons aujourd’hui dans une société où tout le monde à son avis sur l’alimentation, où des dizaines de régimes voient le jour chaque année (mois ?), où tout le monde s’installe en tant que nutritionniste ou coach en nutrition sans en avoir les compétences (rappel : seul le métier de diététicien est protégé et relève d’un véritable diplôme), où l’on ne cesse de parler de calories, où l’on crée d’ailleurs des applications pour les compter, où l’on joue sur les peurs, et où le jugement de l’assiette fait loi.

Il est bien difficile dans cette schizophrénie générale alimentaire de savoir si retrouver, de savoir qui croire et quoi faire… Il est donc inutile de vous culpabiliser. Ce n’est pas votre faute.

Pourquoi avons-nous besoin de cette bienveillance alimentaire ?

Différents facteurs nous ont conduit à devoir réapprendre à manger avec bienveillance. Que ce soit parce que nous vivons de façon trop pressée, que nous avons connus moult régimes, que les dictas de la société nous parasitent ou que nous avons perdu confiance en nous, il est bien rare qu’un seul de ces paramètres soit à prendre en compte.

La déprogrammation alimentaire

Manger est, après respirer, l’une des premières choses que l’on fait lors de notre venue au monde. Pour un bébé né à terme, c’est réellement quelque chose d’innée, qui se fait la plus naturellement du monde. En grandissant, l’alimentation de l’enfant change et il se crée sa palette gustative, avec les aliments qui lui plaisent et qui lui déplaisent. Il prend du plaisir à manger ce qui lui plaît mais surtout, surtout, un enfant s’auto-régule. C’est à dire qu’il sait parfaitement quand il a faim, mais aussi à quel moment il est rassasié. Un enfant se refusera catégoriquement de manger s’il ne ressent pas de faim et s’arrêtera automatiquement quand il sera repu.

La bienveillance alimentaire, c'est quoi

Moi aussi je serai heureuse devant cette pizza !

Mais alors pourquoi cela n’est il plus le cas à l’âge adulte ?

Tout simplement parce que nous, adultes, déprogrammons nos enfants : “mange plus vite”, “fini ton assiette” sont deux phrases qui dérèglent leurs sensations, qui finissent par fausser leurs informations de faim et de satiété et font de nous des adultes perdus.

Il en est de même lorsque nous leurs donnons à manger de façon systématique lorsqu’ils pleurent pour les calmer ou pour les occuper. Il est très important (même si je sais que c’est parfois contraignant parce que l’on est pressé), de laisser les enfants manger à leur rythme (manger on est d’accord, pas regarder leur assiette pendant des heures), et les laisser être repus même s’il en reste un peu (beaucoup) dans leur assiette.

Un enfant ne se laisse jamais mourir de faim mais il se connaît bien mieux que nous adulte. On a tout à apprendre d’eux en matière de bienveillance alimentaire.

Qui mieux qu’un enfant mange avec ses 5 sens et avec bienveillance ?

L’impact de notre société industrialisée

Dans un monde où tout va toujours plus vite (mais jamais assez vite finalement) notre société ultra industrialisée nous offre tout à portée de main, avec de moins en moins d’effort à fournir.

Tout est déjà, prêt, déjà épluché, coupé, lavé, prêt à consommé. Là où les repas étaient des moments de partage et de convivialité autour d’une tablée après une dure journée de labeur, les repas sont aujourd’hui pris sur le pouce, à peine assis entre deux tâches quotidiennes.

On y prête à peine attention, on mange sans forcément avoir faim, sans réellement ressentir de plaisir, tel des automates. Le plaisir de cuisiner n’est plus du tout une généralité et l’objectif est de se débarrasser d’une tache parmis tant d’autres.

Sans parler du fait que l’on ne sait plus réellement que penser de ce que l’on mange, il est très difficile de savoir s’y retrouver entre scandales sanitaires, métaux lourds, additifs alimentaires, éléments cancérigènes, produits allégés et autres, l’alimentation est parfois plus anxiogène que plaisante.

Les diktats du monde d’aujourd’hui

On vit aujourd’hui pour répondre à des normes, rentrer dans un moule, les diktats de la mode font des ravages et les professionnels de santé ne font pas toujours preuve d’empathie.

La question du poids n’a plus rien d’intime, il est affiché tel un étendard sur chaque personne. Il faut rentrer dans un moule… Alors les régimes s’enchaînent, les uns après les autres, plus inefficaces, les kilos tombent pour revenir en force, accompagnés de nouveaux copains.

Le constat est là : les régimes sont un échec, qui mènent trop souvent à la reprise du poids perdu. En cause ? La restriction, source de frustration et donc de perte de contrôle et de fringales irrépressibles. La confiance en soi s’effeuille à chaque nouveau régime, à chaque remarque.

Chaque année, un nouvel objectif bikini

C’est l’effervescence à chaque printemps, rentrer dans son bikini cet été, les starting blocs sont pleins, la course contre la montre est lancée… Quel régime choisir pour perdre au plus vite ?

A chaque objectif bikini, les sensations se perdent de plus en plus, les notions de faim, de satiété, de plaisir, d’écoute de soi deviennent de plus en plus abstraites. Les frustrations sont de plus en plus intense, l’espoir toujours présent mais le corps souffre, l’esprit se désespère et chaque année cela recommence.

La bienveillance alimentaire et la perte de poids

Alors oui on peut manger avec bienveillance et perdre du poids, mais :

  • manger avec bienveillance n’est pas du tout un régime. Même si l’on cherche à manger équilibré, ce n’est pas un régime !
  • la perte de poids n’est pas l’objectif premier. On ne mange pas avec bienveillance en souhaitant perdre du poids vite. On mange avec bienveillance parce que l’on veut changer ses habitudes alimentaires, reprendre confiance en soi, redécouvrir ses sensations, manger de tout sans culpabiliser. Parce que l’on veut se débarrasser une bonne fois pour toute des régimes.

Comment être bienveillant avec notre alimentation ?

La bienveillance alimentaire repose sur différentes notions :

1- Ne plus croire aux régimes car ils créent de faux espoirs

C’est sans doute la notion la plus fondamentale : manger avec bienveillance n’est pas un régime, c’est même plutôt un anti – régime. On cesse de compter les calories, de chercher à se restreindre, d’essayer de contrôler son poids. On ne cherche pas à se priver et à se frustrer, on va chercher à se remplir émotionnellement et à se faire plaisir gustativement. On peut manger de tout. Mais bien sur, on ne cherche pas à manger n’importe quoi n’importe quand ! L’alimentation reste également équilibrée car cet équilibre ne se fait pas sur un repas ou sur une journée mais sur la semaine ou le mois.

2 – Écouter sa faim

C’est une notion peu évidente mais qui s’apprend : lorsque l’on a faim, on mange. Même si l’on a pris un repas il n’y a pas si longtemps que cela. Si l’on a faim c’est que le corps réclame, c’est qu’il manque et qu’il a besoin. Alors on l’écoute mais en mangeant tout en respectant sa satiété. Et bien sur on prends le temps de manger.

3 – Faire la paix avec les aliments et s’autoriser à tous les manger

Afin de ne subir aucune frustration il est important de pouvoir manger de tout, de satisfaire son plaisir alimentaire. Lors d’un régime ou de crises alimentaires, on cherche à se procurer du plaisir en mangeant vite et en quantité, et c’est la culpabilité qui finit par prendre le dessus. Ici on va rechercher le plaisir alimentaire non par la quantité mais par la qualité de la dégustation, en prenant son temps et en mangeant en pleine conscience.

4 – Ne plus classer les aliments en « bons » ou « mauvais »

Les régimes ont instaurés (gravés même) cette notion d’aliments “bons” et d’aliments “mauvais” et bien c’est faux ! Il n’existe pas d’aliments bon et d’aliments mauvais. Leur profil nutritionnel est différent. La notion de mauvais renforce celle de culpabilité. Il faut surtout se rendre compte qu’aucun aliment ne se consomme en quantité illimité et qu’en prenant le temps de manger, en mangeant en pleine conscience, on abuse moins des bonnes choses.

5 – Manger avec ses 5 sens : la pleine conscience

Manger avec ses 5 sens permet de prendre pleinement conscience de ce que l’on mange, de vivre son repas, et de se créer une petite “bibliothèque des aliments”. A l’heure actuelle, si on vous bandait les yeux avant une dégustation, il est fort à parier que vous ne reconnaîtriez pas un grand nombre d’aliments.

La pleine conscience permet de se recentrer sur ses sensation de faim (ou de satiété), de prendre le temps de manger, de déguster et donc de permettre à l’estomac d’envoyer un signal de satiété au cerveau. On mange donc uniquement ce dont notre corps à besoin, ni plus, ni moins. Et notre cerveau en bonus enregistre toutes les informations liées aux aliments consommés en pleine conscience. Il peut arriver qu’une envie de manger disparaisse juste grâce à la stimulation de la mémoire, lié à la pleine conscience.

6 – Écouter sa satiété

Ce n’est pas toujours évident de savoir si on a encore faim, si on est rassasié.e ou si on a juste “envie” de manger. Mais cela s’apprend.

Une petite astuce : mangez normalement la première moitié de votre assiette, en prenant votre temps. Puis à partir de cette moitié, posez vous la question : ais-je encore faim ou ais-je envie de manger ? Si vous n’avez plus faim, arrêtez votre repas même si votre assiette n’est pas vide ou qu’il reste une ou deux bouchées (ce seront une ou deux bouchées de trop). Si vous avez encore faim, reprenez deux bouchées et reposez vous cette question. Si par contre vous n’avez plus faim mais que le repas est trop bon et que vous avez “juste” envie de manger, prenez une dernière bouchée en pleine conscience pour satisfaire votre plaisir et éviter la frustration.

Cet exercice peut s’avérer compliqué au début car vous découvrez une nouvelle langue, celle de votre corps mais petit à petit, en étant à son écoute vous verrez que vous arriverez à le comprendre ce corps et vous parlerez la même langue.

7 – Découvrir la satisfaction et le plaisir de manger

A force de chercher absolument à perdre du poids, on en oublie parfois que l’on peut s’autoriser du plaisir en mangeant et que c’est même essentiel. Cela permet d’éviter la culpabilité, la frustration et les fringales.

Faites vous de belles assiettes, mettez des épices, prenez le temps de réapprendre à connaître les aliments, surprenez vous.

8 – Accueillir ses émotions sans nécessairement utiliser la nourriture

Les émotions peuvent être comme des vagues dans une mer agitée, immenses et submergeantes. Lutter contre une vague est le meilleur moyen de se noyer, il faut apprendre à accueillir cette vague, à accueillir ses émotions et non plus à lutter contre. Cette notion implique d’accepter l’idée de craquer sur l’alimentation si le besoin est trop fort, sans culpabiliser mais également de chercher un autre moyen que l’alimentation pour accueillir ces émotions.

La bienveillance alimentaire, c'est quoi

Qui n’a jamais mangé ses émotions ?

9 – Respecter son corps tel qu’il est au moment présent

Souvent, on entreprend un régime parce qu’on est à la recherche de son corps idéal, parce qu’on est persuadée qu’on se sentira mieux avec un corps différent. Si bien qu’on en oublie celui que l’on a là. Qu’on en oublie tout ce qu’il fait, ou a fait, pour nous. Comme tout bon être humain, on est jamais satisfait de son apparence, et ce quelque soit le nombre de kilos en moins, on cherchera toujours à changer autre chose. Alors si on apprenait plutôt à respecter son corps ? Chaque imperfection raconte une histoire. En faire un allié permet de gagner en estime de soi.

10 – Pratiquer une activité physique par plaisir, et non pour perdre du poids

Faire du sport pour faire du sport (et non pas par plaisir) est totalement contre productif. Vous allez pratiquer de façon intensive pendant un ou deux mois puis totalement abandonner petit à petit car vous n’y prendrez aucun plaisir. D’autant plus que l’activité physique peut faire gagner en masse musculaire et donc ne pas (ou peu) faire perdre de poids ce qui peut être frustrant. Alors oui à l’activité physique mais on en choisit une qui nous plait, qui nous donne envie de nous lever de notre canapé et que l’on va pouvoir faire de façon régulière parce qu’on y prend du plaisir, parce qu’on se satisfait de nous même et que l’on gagne en estime de soi.

11 – Honorer sa santé et ses papilles gustatives par ses aliments préférés

Cela signifie tout simplement manger équilibré pour préserver sa santé mais faire plaisir à ses papilles lorsque l’on a envie d’un aliment en particulier. Manger un fast food, un snack ou des sucreries n’aura aucun impact si l’on respecte ses sensations.

12 – Diminuer et même supprimer le contrôle

Les régimes sont souvent (toujours) associés à la notion de contrôle : contrôle des quantités, contrôle des aliments, contrôle des calories… ici on ne cherche plus à contrôler quoi que ce soit. On mange équilibré certes, mais en mangeant de tout et en s’écoutant.

13 – Prendre le temps de manger

Manger n’est pas une course, le corps à besoin d’environ 20 minutes de repas pour qu’il y ait un échange entre le cerveau et l’estomac et que les signaux de satiété soient envoyés et analysés. Il est donc important de se poser et de s’accorder du temps pour manger.

Petite astuce : utilisez les baguettes ou la petite cuillère pour remplacer les couverts…

14 – Profiter de la vie et de ses proches

La vie est courte et il est important de profiter d’elle et de ses proches. Lors des repas, on n’arrête de se focaliser sur ce que l’on peut ou ne peut pas manger, de compter, d’analyser et de se fixer sur son menu plus que sur ses convives. Profitons les uns les autres, partageons un moment de convivialité, cela n’en renforcera que le plaisir !

15 – Faire la distinction entre la faim et l’envie de manger

La faim est une réponse à un besoin physiologique de l’organisme tandis que l’envie est un besoin émotionnel. Et bien souvent il est difficile de faire la distinction entre l’un est l’autre…

La faim entraîne souvent des symptômes physiques (ventre qui gargouille, changement d’humeur, fatigue, baisse d’énergie…).

L’envie elle survient souvent lorsque l’on s’ennuie, que l’on stresse, que l’on est seul ou que l’on est fatigué. Il faut apprendre à lâcher prise et ne pas systématiquement être dans le contrôle. Il faut essayer de trouver les raisons qui nous poussent à manger, sans se juger, pour comprendre et trouver une autre réponse.

Et Feeling Food dans tout ça ?

Bien qu’on vous parle de programme alimentaire, on se refuse à catégoriser Feeling Food dans les régimes car nous n’avons pas du tout la mentalité des régimes comme on l’entend de nos jours.

Nous proposons un rééquilibrage alimentaire avec des activités complémentaires, toutes basées sur la bienveillance alimentaire.

Notre objectif : que nos patients atteignent leurs objectifs mais surtout, qu’ils ré-apprennent à manger en toute sérénité, qu’ils regagnent confiance en eux et qu’ils déculpabilisent enfin de manger.

C’est normal de manger, notre corps en a besoin et c’est bon !

La bienveillance alimentaire entraîne une réelle remise en question de son comportement alimentaire ce qui peut être perturbant au départ. De plus, cela demande une certaine patience puisqu’il s’agit de se libérer des croyances (et parfois du passé) pour avancer sereinement vers son objectif.

Chez Feeling Food, nous sommes là pour accompagner dans ces changements, apporter des conseils et proposer des activités adaptées à chaque patient. L’objectif est que nos patients soient sereins tout au long de l’aventure et qu’ils en ressortent confiants et plus forts.

La bienveillance alimentaire permet d’avoir un rapport sain à la nourriture, à son corps et à soi-même. Le bonus, c’est que par ce biais, on a de grandes chances d’atteindre et de maintenir son poids d’équilibre, mais ça, il faut le voir comme le bonus.

A très vite,

Aline & Maurianne
#teamfeelingfood

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