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La balance… un sujet qui revient constamment quand on veut perdre du poids. En fait, même quand on ne veut pas en perdre ! Le poids est devenue comme une obsession. Pour tout le monde. Combien pèse ton enfant ? T’as perdu combien de kilos ? Montez sur la balance, nous allons voir où vous en êtes ? Tant de kilos depuis le début de votre grossesse ?!

AAAHHH STOP ! Comme si nous n’étions qu’un chiffre !

Quand le pèse personne est entré dans ma vie

Je crois que j’ai acheté mon 1er pèse personne quand j’étais en 3ème année de fac. Maintenant que j’y pense, je l’avais acheté au Darty en plein centre de Toulouse. Avant cette époque là, j’étais mal dans ma peau, mais je ne savais pas ce qu’était le poids. Je ne faisais pas de fixette là dessus. C’est plutôt le fait que je ne mettais pas la même taille de fringues que mes copines qui m’importait.

Sauf que je n’étais pas plus grosse qu’elles. Je n’avais simplement pas la même morphologie (mais ça, on en parlera dans un autre billet, sinon je vais déjà t’écrire le roman de ma vie…) mais ça… va le dire à une adolescente mal dans sa peau (enfin… une jeune femme à 20 ans :p).

La balance est donc entrée dans ma vie à mes 20 ans. J’avais arrêté la natation depuis 2 ans. Mon alimentation était chaotique. Enfin… non, je mangeais juste ce que je voulais quand je voulais. Je découvrais encore la vie toute seule à me faire grave plaisir à tous les repas. La liberté !! YOUHOUUUUU !!! Mais quand tu passes de 8h de sport par semaine à 0h associé à une alimentation freestyle = combo gagnant !

Sauf qu’avec du recul, je me rends compte que mon corps était encore trèèèès gentil à cette époque et que finalement, je n’avais pas encore pris de poids. C’était mon muscle qui me disait bye bye pour laisser place au gras.

C’est donc à ce moment là que j’ai senti que quelque chose n’allait pas et que j’ai acheté cette balance.

C’est à ce moment là que le poids est devenu mon seul repère. Sauf que je ne savais pas encore que c’était une grave erreur…

Ne pas se fier à la balance

J’ai donc passé les 10 années qui ont suivi à n’avoir pour seul repère (enfin, c’est ce que je croyais) la balance concernant l’évolution de mon corps. 

Je me souviens que je m’étais mise à faire du sport dans mon appartement. Tous les jours, je faisais une série d’exercices sortis de je ne sais où et aussi, je m’étais achetée un step et un DVD avec un cours de step. 

Je ne voulais pas aller faire du sport avec des gens que je ne connaissais pas. Je ne savais pas ce qui existait en terme d’activités sportives pour une étudiante qui bossait en plus des cours. Bref… j’ai fait comme j’ai pu. A l’époque, il n’y avait pas tous les programmes en ligne et toutes les vidéos comme aujourd’hui. J’ai raté un créneau à prendre en terme de business :p

Je m’étais aussi achetée un short de sudation ! J’étais persuadée que si je transpirais, c’était que la graisse partait… Bon, depuis j’ai pris conscience de beaucoup de choses. J’aurais pu m’éviter tellement de déboires… mais si cela avait été le cas, je ne serais pas en train de t’écrire aujourd’hui et Feeling Food n’existerait certainement pas !

Voilà mon quotidien de l’époque : manque de confiance en moi, “sport”, balance. Sauf niveau alimentation, je continuais ma vie. Ben oui, j’ai fais X année de natation en club en mangeant ce que j’avais envie sans que cela ait d’incidence sur mon corps. Je voyais pas le problème de continuer comme ça. Et donc niveau balance, zéro évolution positive. Donc je me disais que mes efforts ne servaient à rien. Donc cercle vicieux “je laisse tout tomber !”. Et je continuais à grignoter, à me faire plaisir, à cacher mon corps, à faire du “sport, etc etc etc. 

Un jour, j’ai craqué mon jean 

Après cette période, j’ai complètement laissé la balance de côté. De toute façon, rien ne se passait. Cela ne changeait pas le regard négatif que je portais sur moi.

Je vais te passer ma vie en accéléré parce que de toute façon jusqu’à mes 22 ans, rien n’a changé dans ma manière de vivre, dans le regard que je portais sur moi-même etc. 

C’est à 23 ans qu’il s’est passé quelque chose de notable. J’ai fait un stage de 6 mois à New-York. Et là bas, j’ai continué ma vie comme ici. Voir… j’ai pris de plus mauvaises habitudes puisque j’ai voulu découvrir de nouvelles choses comestibles et que si tu es allée faire un tour par là-bas… tu sais que ce ne sont pas les légumes et les fruits qu’on trouve le plus facilement (et le moins cher !). J’ai fait comme j’ai pu avec mon budget de stagiaire et les sous que je gagnais avec le baby-sitting que je faisais en plus du stage, je les passais en shopping !

Je suis revenue en France avec des kilos en plus (je ne sais pas combien honnêtement) et de trèèèèès mauvaises habitudes. La même année, mes camarades et mon copain (qui est mon mari aujourd’hui) étaient partis sur une autre ville. Du coup, je passais mon temps libre à bouffer. Sans forcément m’en rendre compte.

Un jour, nous sommes allés voir un match de foot au stade de Saint-Étienne. Si tu y es déjà allée, tu vois bien comment sont les marches. Hyper hautes (cela ne s’appelle pas le Chaudron pour rien !). Et bien là, j’ai craqué mon jean… Alors non, pas aux fesses (OUF) mais au genou… Et là j’ai compris… Mon jean me boudinait de partout. J’étais pas bien quand je m’asseyais avec et le fait qu’il ait craqué, c’est parce que j’étais comprimée de tous les côtés.

Heureusement pour moi… ce n’était pas à cet endroit…

Je pense qu’à ce moment là, j’avais pris 10 kilos en moins de 6 mois.

Le début de la fin 

Sur le coup, j’ai compris qu’il fallait que je fasse quelque chose, mais quoi ? à part me peser… OK, j’ai pris 10 kilos. Déjà que je ne me sentais pas bien, cela n’a pas aidé. Mais concrètement, je fais quoi ?

J’ai fait la seule chose que je savais faire : j’ai profité de mon stage de dernière année pour m’inscrire dans une salle de sport. Et j’ai assisté à des cours collectifs (Je déteste ça…).

Mais cela n’a absolument pas suffit… Cela ne m’a pas du tout aidé à me sentir mieux dans mon corps et à le comprendre.

C’est aussi à ce moment là que j’ai travaillé avec des collègues plus âgées que moi qui parlaient souvent de régime. Deux d’entre elles étaient suivies par le même médecin. Ne me sentant pas bien dans ma peau, je me suis dit que c’était la solution. Comment te dire…

C’est à partir de là que la véritable obsession de la balance est arrivée… Ce médecin généraliste nutritionniste m’a fait suivre le même plan alimentaire qu’à tous ses patients. Objectif : perte de poids 100% basée sur de la restriction alimentaire.

A chaque rendez-vous, c’était le même rituel : pesée. 

Que je vivais extrêmement mal.

A chaque “faux” pas, je me prenais des réflexions. C’est à partir de ce moment là que le poids est devenu une obsession et que j’ai entamé une relation négative avec l’alimentation. C’est avec ce “régime” que j’ai démarré les compulsions alimentaires, que mon estime de moi est allée encore plus bas que ce qu’elle n’était. C’est à cause de ce régime que je pleurais en faisant à manger, en mangeant. Que l’alimentation et mon poids son devenu le centre de ma vie.

C’était il y a 10 ans.

La balance et moi, c’est terminé

S’en sont suivies des années de relation pourrie avec mon corps et la balance. Balance que je détestais mais dont je ne pouvais me séparer. Je me pesais toutes les semaines. Voir tous les jours ! Le soir, le matin… Avant de faire pipi, après…

Certaines fois, je me sentais tellement forte, prête à bouffer du lion ! Puis je me pesais, et là… la balance n’indiquait pas du tout ce que je voulais voir. Alors je m’énervais. Je me disais que j’étais nulle ! Que je faisais tous ces efforts pour rien ! Que je ne valais rien. Que cela ne servait à rien de faire attention… Et me voilà repartie dans les compulsions. Puis culpabilité, puis pleurs, puis… à quoi je sers en fait. Pourquoi moi ? Pourquoi je suis moche, pourquoi je suis grosse. 

Tout cela à cause de chiffres inscrits sur la balance.

Enceinte de ma fille, j’ai viré la balance. Je m’en fichais du poids que j’allais prendre. Et la gynéco qui me suivait, pareil. Elle me pesait mais simplement pour le suivi, sans remarque, sans reproche. Elle a été géniale !!

Je me suis pesée une fois que j’ai accouché pour faire le point avec moi-même (et avec du recul, je dirai quand même que ce n’est absolument pas le bon moment pour faire cela). Je savais que je voulais me reprendre en main. Mais je savais aussi que je ne voulais plus faire de régime. Que je ne voulais plus d’interdits. Que je voulais simplement avoir une relation normale à l’alimentation. Mais je ne voulais plus voir de professionnel de la santé (vu ceux que j’avais rencontré avant…).

Le hasard de la vie m’a fait rencontrer Maurianne. 

Alors oui, elle m’a pesé. Mais le poids n’était qu’un facteur parmi BEAUCOUP d’autres. Et quand je ne perdais pas ou même quand j’ai pris du poids, elle ne m’a rien dit. Elle vérifiait les autres données et surtout, elle me demandait comment j’allais. Comment je me sentais. Et ça… ça a tout changé !

Comment je fais aujourd’hui 

Si tu as vu certaines de nos vidéos Youtube, aujourd’hui, j’ai décidé que je ne voulais plus perdre de poids. Parce que le poids, c’est un chiffre. Et ce chiffre, ce n’est pas moi.

Ce chiffre ne reflète pas qui je suis, comment je me sens, ce que je fais au quotidien.

Ce chiffre est certainement une donnée médicale, mais qui toute seule ne veut rien dire. Elle ne te dit pas ce qui se passe dans ma vie. Ce qui s’est passé avant. La balance ne reflète pas mon état d’esprit, ma force, mes croyances. Elle ne te dit rien de moi.

Et cela, j’ai mis hyper longtemps à le comprendre.

Aujourd’hui, je me pèse. Oui. Mais 1 fois par mois maximum et surtout, en complément d’autres données. On va dire que la pesée va avec le package mais que les chiffres qu’elle communique ne m’intéresse pas. Je les note comme je note mes courses (et encore, ma liste de courses est bien plus importante ! Si j’oublie le papier toilette… on est mal :p).

Mais si il y a quelque chose de certain, c’est que je suis bien plus que les chiffres qui sont présents. Et toi aussi tu es bien plus que cela. Je suis une mère. Je suis une femme. Je suis une entrepreneuse. Je suis une force. Je suis un rire. Je suis une énergie.

Ce qui est important pour moi dans ma démarche actuelle, c’est de me remettre moi, Aline, au centre de tout. De me retrouver. D’être heureuse et d’avancer la tête haute. Peu importe la balance.

Aujourd’hui, j’ai décidé de faire le sport qui me plait pour être forte, me sentir moi et être moi. C’est difficile à expliquer et donc certainement à comprendre. Mais j’ai repris confiance en moi grâce au travail de Maurianne sur mon alimentation. Elle m’a libéré de mes compulsions et de ma relation néfaste à l’alimentation. Et l’autre déclic puissant, c’est quand j’ai compris que je devais arrêter de me focaliser sur la balance. De lui donner plus de place qu’elle ne devrait en avoir dans nos vies. Bizarrement, c’est quand ces deux choses ce sont combinés que je me suis sentie mieux dans ma peau et que les mensurations ont commencé à descendre. Et le poids lui ? Tu te demandes ? Je n’ai pas bougé d’un gramme ! Par contre… Je te fais un défiler quand tu veux ou tu veux 😉

Et toi ? Tu en es où avec ta balance ?

A très vite,
Aline

#teamfeelingfood

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