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Miracle You #6 – Caroline « J’ai de la valeur. »

Aline| 📅 09/11/2020

Bienvenue sur cette 6ème interview Miracle You !

Aujourd’hui, c’est avec plaisir que je te partage mon entretien avec Caroline POYER, fondatrice de la Maison des Makers.

Pour rappel, Miracle You, avec Maurianne nous l’avons pensé, créé afin que tout un chacun puisse prendre conscience de sa valeur, de son potentiel mais surtout, son plein droit à être heureux ! Peu importe son passé, son physique… on a tous le droit de vivre nos rêves.

Et c’est totalement normal que nous n’ayons pas tous les mêmes rêves, les mêmes envies. C’est ça qui fait la beauté des êtres humains : notre diversité !

Caro, je te le dis direct, c’est ma copine ! Je l’ai rencontré il y a quelques années au sein de la Team Blog Montpellier dont nous faisions partie toutes les deux. Elle, blogueuse famille et DIY, et moi, blogueuse food. J’ai tout de suis accrochée. Une femme forte, gentille, avec qui je me suis tout de suite sentie à l’aise. C’est ça que j’adore avec Caro… Tout de suite, tu sens que tu vas être bien à ses côtés.

Et c’est exactement ce qu’on ressent quand on va dans sa boutique en plein coeur de Montpellier : La Maison des Makers. Que ce soit pour aller trouver des merveilles ou suivre un ateliers, tu sens direct que tu es au bon endroit 💕 Je suis grave fière de Caroline, de tout ce qu’elle a fait et surtout, de tout ce qu’elle va faire. Parce que c’est une mine d’idées cette fille ! Et je sais qu’elle va aller loin.

J’avais hyper envie de vous partager un petit bout de vie de Caro et je la remercie d’avoir accepté cet échange. Merci Caro !

Caro, qui es-tu ? 

Je suis Caroline, j’ai 39 ans et je suis maman de 3 enfants. Sans oublier que je suis entrepreneure créative depuis 2 ans.

C’est quoi une entrepreneure créative ? 

Entrepreneure créative, c’est une personne qui a envie d’entreprendre donc de se lancer dans une aventure entrepreneuriale, mais dans le domaine créatif. En l’occurrence, moi j’ai créé une boutique créative, est située à Montpellier, dans laquelle on fait des ateliers de DIY. 

On fabrique, on apprend à fabriquer des objets en couture, des bijoux, des objets en papier. En plus des ateliers, il y a une partie boutique. Nous développons aussi des kits créatifs que l’on vend sur place ou par le biais de notre site internet ou de revendeurs. 

D’où t’es venue cette idée de boutique créative ?

J’ai pendant très longtemps travaillé pour des éditeurs de livres et de magazines. Je faisais faire fabriquer, pour eux, des objets en très grosses quantités. J’avais besoin de retrouver une rencontre avec le public. Une rencontre avec des personnes qui avaient envie de pratiquer des loisirs créatifs. J’avais besoin d’un changement d’échelle en fait ! 

Dans mon ancien métier, on pouvait importer des conteneurs entiers tous les mois ! Mais là, j’ai 4 ou 5 personnes maximum autour de moi. Je peux leur transmettre quelque que chose de réel, de palpable.

Est-ce que l’idée t’es venue comme ça, d’un coup ?

Non, c’est un cheminement très long qui a pris des années.

Cela a démarré avec mon congé parental qui a duré 3 ans. Cela m’a permis de passer énormément de temps avec mes enfants. C’était super chouette ! Mais au moment de reprendre le travail, je sentais que je ne pouvais plus reprendre dans les conditions dans lesquelles je travaillais auparavant.

J’ai adoré mes clients. J’ai adoré les projets sur lesquels on travaillait. Mais cette course au toujours plus n’avait plus d’intérêt pour moi. La réflexion est donc venue petit à petit. 

Puis l’entreprise pour laquelle je travaillais a fermé. Donc finalement, je n’avais plus besoin de me poser de question concernant ce travail. 

Naturellement, j’ai cherché du travail dans le même domaine de compétences. Parce que c’est ce qui me paraissait le plus naturel. Et j’ai trouvé un boulot ! Mais au moment de signer le contrat, je me suis dit que ce n’était plus possible. Qu’il était temps pour moi de me lancer à mon compte pour de vrai. Pour l’anecdote, il faut savait que j’avais déjà eu une boutique en ligne sur laquelle je vendais du tissu il y a 8 ans. J’avais aussi fait plusieurs essaie en micro-entreprise autour du loisir créatif. Mais je n’avais jamais fait durer tout cela.

💕

Émotionnellement, comment tu t’es sentie pendant toute cette période ? Entre le moment où tu sais que tu ne veux plus retourner dans ton ancien travail et que tu cherches une solution. 

Durant la période où je travaillais dans mon ancien boulot, j’avais un sentiment de fuite. Je travaillais à mi-temps à Paris. Enfin… on va même dire quasi temps plein à Paris. Du coup, j’étais tout le temps dans un train, dans un métro ou un rendez-vous. Tout cela, sans jamais avoir le temps de me reposer. Donc j’avais vraiment un sentiment de fuite en avant. Tellement que c’est là que je suis tombée enceinte de mon 3ème enfant sans le savoir parce qu’au bout d’un moment, quand on ne maîtrise plus la vie, on ne maîtrise vraiment plus rien du tout. Je n’avais aucune idée d’où j’en étais dans mes cycles.

J’ai eu le bonheur de découvrir au bout de 3 mois que j’étais enceinte. Je crois que j’étais encore plus fatiguée ! Sachant que c’était une grossesse à risque, j’ai eu droit à 3 mois sur mon canapé avant d’avoir de nouveau le droit de bouger. 

J’ai eu l’autorisation avant la fin de de la grossesse. Puis le début de vie à 5 a été assez intense. Mais moi, j’étais hyper zen parce que j’avais décidé de ne pas reprendre le travail de suite. Donc pour la 1ère fois depuis très longtemps, j’avais enfin l’impression d’avoir du temps. 

Et ça fait quoi d’avoir du temps devant soi ?

C’était hyper ressourçant ! Surtout, d’avoir l’impression d’avoir le cerveau en pause, de pas avoir à anticiper toujours et toujours.

Forcément, j’ai tricoté.

Tu ne tricotais pas avant ?

Si mais dans les avions en fait. 

Sur le canapé, quand j’étais bloquée tout l’été, j’ai tricoté. 

C’est devenu une passion.

Pendant très longtemps, le DIY (Do It Yourself) était ma balance par rapport à mon travail. Je faisais créer des centaines de milliers de pièces pour mes employeurs. De mon côté, je créé 1 à 2 pièces. 

Cela me permettait de rétablir un certain équilibre dans ma vie.

Tu savais déjà que tu voulais faire un truc pour toi, aller dans le DIY ?

NON, je ne pensais pas avoir le courage. 

Et je ne connaissais pas assez Montpellier pour savoir que je pouvais me lancer, qu’il y avait une opportunité. 

Du coup, ça a été quoi le déclic ?

Quand j’allais signer le nouveau CDI.

Je me suis dit que je n’allais pas retourner là-dedans que c’était impossible.

Puis j’avais fait des marchés de créateurs, avec mes produits, qui avaient bien fonctionné. Cela m’a permis de me dire que ce que je fais plais. C’était complètement en amateur et ça a fait tomber des verrous. 

Ces marchés t’ont donc permis de prendre confiance en toi ?

OUI, surtout que c‘est moi qui les organiser ! Cela m’a donc permis de me relancer dans l’organisation de projet. Et j’ai adoré ça !

Combien de temps cela t’a pris de lancer ta structure actuelle ?

J’ai eu la proposition d’embauche en mai 2018 et j’ai déposé les statuts en septembre 2018. Sachant qu’entre les deux, j’ai monté le business plan, trouvé le local et négocié un emprunt. Et juillet et août… c’est pas forcément la meilleure période pour faire des demandes de prêt !

Tu te sentais comment ?

Je me sentais fatiguée mais animée. 

Je ne me suis jamais dit que je suis folle, mais maintenant oui. Je me le dis, que je l’étais (rires). 

Je n’ai jamais douté de moi sauf en janvier 2019. Cela a été une période creuse et au même moment, une entreprise que j’adorais me proposait un super job. En plus, ce sont eux qui sont venus vers moi. Mais de toute façon, je n’ai pas le choix : j’ai l’emprunt, j’ai signé le bail… Mais je me dis quand même « j’ai de la valeur. » puisque ce sont eux qui sont venus vers moi. 

Aujourd’hui, je ne regrette pas du tout. 

Comment se passe l’organisation avec la famille ?

J’ai été dédiée à ma famille et mes enfants pendant 4 ans. Maintenant, j’estime que je ne suis plus l’unique référente parentale. 

J’amène mes enfants à l’école tous les matins. Le retour des écoles, c’est soit mon mari, soit moi. Le lundi et le mercredi, je suis à la maison pour gérer tout l’administratif pro et perso ainsi que les activités périscolaires. 

Au niveau de toi, de tes émotions ?

Je suis toujours fatiguée mais alignée avec ce que je fais. 

Alors qu’il y a 5 ans, j’étais fatiguée mais pas du tout en phase. 

Je fais tout pour que le côté « je cours après ma vie » ne se reproduise pas mais ce n’est pas évident. 

Comme je suis d’un naturel optimiste, j’ai tendance à me dire que les tâches ne vont pas prendre de temps mais en fait si… du coup, je suis toujours en retard. 

Est-ce que tu es heureuse aujourd’hui ?

OUI, je suis heureuse. 

Un dernier mot 

Déjà, je te remercie d’avoir pensé à moi. 

Mon dernier mot va être naïf et optimiste, mais quand on a son projet en soi, il ne faut pas hésiter à se lancer. 

Je pensais que ce que j’avais en moi, tout le monde pouvait le faire. Mais non, tout le monde ne le fait pas. Parce qu’entre se dire « je vais le faire » et passer à l’action, il y a un monde.

Je combats mon complexe du syndrome de l’imposteur de plus en plus fortement. 

Pour en savoir + sur Caroline :
https://lamaisondesmakers.com
https://www.facebook.com/LaMaisondesMakers/

 

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