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Miracle You #3 – Alissia « J’ai laissé s’éteindre en moi les parties rebelles»

Aline| 📅 02/09/2020

Aujourd’hui, je te présente Alissia. Ma bulle.

Pourquoi ma bulle, hormis le fait que son compte Instagram s’appelle La Bulle d’Alissia ? Tout simplement parce qu’on a changé nos vies au même moment. Que je pouvais lui parler de tout cela, je savais qu’elle me comprendrait. Parce qu’elle fait partie de ces personnes à qui je peux aborder beaucoup de sujets en me sentant écouté, non jugée, un peu comme si j’étais dans une bulle.

J’avais très envie que toi aussi tu découvres Alissia, parce que son parcours est incroyable. Et surtout, je pense qu’il peut parler à beaucoup d’entre vous ! En tout cas, je l’espère.

Juste que tu saches, Alissia a tellement de choses à dire (bon et puis quand on est toutes les deux, on pourrait continuer sans s’arrêter…) que ceci n’est que la 1ère partie de son interview Miracle You. J’ai prévu de l’interviewer une seconde fois pour vous partager la suite des aventures. Parce qu’il y a encore beaucoup de choses intéressantes à découvrir ! J’ai trop hâte !

Mais déjà, je te laisse découvrir cette 1ère partie.

Alissia, qui es-tu ?

Je suis plein de choses. Je suis Alissia déjà, je suis maman, je suis femme, je suis libre, Je suis à mon compte et je suis plein de choses parce que je n’aime pas les étiquettes qui enferment dans les cases.

J’aime plein de choses et je suis différentes personnes selon les moments de la journée et les moments de la vie.

Pourquoi dans des cases ?

Parce que si je te dis que je suis énergéticienne et que je fais des savons et bien, cela m’enferme dans des cases. C’est ce que je fais aujourd’hui, c’est ce que je fais maintenant, mais cela ne correspond pas forcément à d’autres projets qui ne rentrent dans aucune de ces cases.

Je n’ai pas envie de créer une case pour chacune ou une étiquette pour chacune de mes envies, de mes folies.

Est-ce que cela toujours été comme ça ? Cette liberté du “toi”

Quand j’étais ado oui. Puis je pense que la société et mes parents m’ont un peu fait comprendre que c’était mignon, mais que c’était pas la vraie vie.

Et du coup, petit à petit, à partir de l’âge de 20 ans, je me suis plus en plus éloignée de ma liberté d’être moi. J’ai travaillé dur pour essayer d’entrer dans les différentes cases et mis enfermée.

J’ai travaillé dur, j’ai un master en linguistique du français. J’ai eu les félicitations du jury, je me suis acharnée à faire de mon mieux. Je me suis installée avec mon chéri, on a fait un crédit immo pour acheter l’appart. J’ai eu un CDI.

Puis au bout de 2 ans, j’étais en dépression…

En fait, il fallait que j’arrête de me mentir à moi-même. Mon corps m’a rappelé que certaines personnes choisissent un certain chemin, c’est bien pour elles, mais celui-ci n’est pas fait pour moi.

Qu’est-ce que tu as fait pour faire évoluer ça ?

Au début, j’ai fait l’autruche.

Je me suis dit que c’est parce que je ne m’occupais pas assez de moi. Donc il fallait que je passe plus de temps pour moi, plus d’activités, de détente, que je reprenne le sport, un passe temps…

J’ai essayé de pas vouloir voir la vérité en face.

J’ai tout fait pour essayer de foncer dans le mur.

“Au début, j’ai fait l’autruche.”

J’avais cette image de moi dans les auto-tamponneuses, tu sais quand on est coincé dans un coin et qu’on fait que foncer dans le mur alors qu’il suffit juste de tourner le volant.

J’ai essayé de me forcer à rentrer dans ces cases, parce que je pensais qu’il fallait un peu plus que je m’efface, que j’éteigne toutes ces parties rebelles en moi. Que c’était des parties qui n’avaient pas leur mot à dire et qu’il fallait que ça s’arrête.

Un élément déclencheur pour prendre conscience de tout cela ?

Bien sur, un élément déclencheur qui m’a fait prendre quelques kilos en 9 mois et qui a vu le jour en novembre 2014. Elle s’appelle Victoire et ce n’est pas pour rien.

Et ton conjoint dans tout ça ? 

Lui, il travaillait dans l’éducation nationale et du moment où on a eu le crédit immo et où on s’est installés dans notre appartement, entourés de tours de béton, il a dit direct “Je ne veux pas vivre cette vie là, je ne veux pas rester, je veux qu’on s’en aille”.

Moi, j’étais tellement contente ! On venait de cocher quasiment la dernière case de toutes les cases. Il ne nous manquait que l’enfant ! Et donc j’étais dans cette démarche là “écoute fais un effort.”.

Comme à moi je me demandais de faire un effort “Tu vas t’habituer, ça va passer.”. 

Mais lui ne m’a pas cru.

Finalement, il a été super patient. Il m’a juste dit qu’il ne pouvait plus. Moi, le réveil n’était pas encore pour tout de suite, donc il m’a laissé à moi le temps de faire mon chemin. Jusqu’à ce qu’un jour je lui dise, allez c’est bon on se casse.

On s’est installés début 2014 et début 2017, je demandais ma démission. Donc , tu vois ça a pris 3 ans. 3 ans pendant lesquels il en avait marre. Il n’en pouvait plus mais il me laissait faire mon chemin. Il a toujours été hors des cases. Il a toujours été comme ça. Donc, quelque part, il me préparait à cette vie là. Une vie sans case, une vie libre en fait.

Je suis partie de la boite en juin 2017.

Le temps de trouver une remplaçante et de mon côté, de préparer le départ.

Et une fois la démission ?

On a fait les rénovations de l’appartement. On l’a mis en vente, puis on a confié les clés à notre agent immobilier et nous, on s’est cassés avec nos 3 valises dans le coffre.

J’avais quitté mon travail, lui aussi (en janvier 2016), on savait qu’on voulait partir mais on ne savait pas où.

Du coup, on est partis dans des locations de vacances : on a fait le Gard, le Sud-Ouest puis l’Ardèche. C’était une période géniale. On partait pour de longues durées et on voyait si l’ambiance nous plaisait, les lieux, on se laissait porter par notre intuition.

On avait quelques critères : avec Victoire, on voulait absolument une maison avec jardin et là où on habitait c’était impossible. Je la voyais courir dans la nature et là où on habitait, ce n’était pas possible.

Alors, est-ce que vous avez trouvé votre coin de paradis ?

On a remis les clés à notre acheteur en mars 2018. On ne savait toujours pas où on voulait s’installer donc on a mis toutes nos affaires en garde meubles.

C’est bizarre de se retrouver sans adresse… on avait plus de logement. On avait notre voiture, nos 3 slips et 3 tshirts dans nos valises… On était juste libres. Sans logement fixe.

Après, on est arrivés en Ardèche où j’avais fait une résa pour 1 mois.

On est arrivés à la location, j’ai posé les valises, je me suis assise dans le jardin de la location et là, c’était une évidence : c’est là qu’on allait s’installer.

Mais on s’est pas installés tout de suite (rires). On aimait trop cette sensation de liberté à partir de locations en locations. Puis on s’est décidé à se poser enfin.

Et aujourd’hui ?

On est toujours dans notre maison du bonheur en Ardèche, avec un jardin immense. On a réalisé quelques rêves à savoir installer une balançoire et un toboggan. Je me suis sortie des cases de la société pour pouvoir réaliser des rêves qui étaient les miens et ceux de ma famille. Qui étaient des rêves à nous.

Faire pousser nos légumes, manger dans l’herbe… ce sont des petits rêves qu’on avait avant de changer de vie.

Entre les moments où vous y pensiez et le moment ou ça c’est réalisé, il s’est passé un certain temps, cela ne s’est pas fait tout de suite. 

Honnêtement, c’est un sentiment de joie, de bonheur que je ne peux pas expliquer. Cela dépasse tout ce que j’avais pu imaginer.

La création de ma société, le fait de l’avoir créé, de créer des choses par moi-même, je sais pas comment le décrire, mais ce sentiment d’être son propre patron…

Je suis quelqu’un d’hyper compétitrice : tout ce que je faisais, je voulais être la meilleure, dans mes études, mon taff etc. Je pensais que c’était ça qui m’apporter le bonheur mais c’est tellement fade par rapport à ce que je vis aujourd’hui.

Juste se lever le matin et que la 1ère activité tous les 4, le bébé dans les bras, c’est d’aller cueillir les mûres, allez voir si il y a des tomates à cueillir, voir le potager… Pour nous, c’est ça la définition du bonheur.

Et toi par rapport à tout ça ? En tant que personne.

J’ai vraiment l’impression d’avoir fermé un chapitre de mensonges/d’illusions que j’avais, que je me faisais, de vouloir rentrer dans ces cases.

Ce chapitre est fermé. Je sais que je ne me mentirai plus.

En tant que personne, je me suis retrouvée. 

Quand ma fille est née, ça a provoqué tellement de choses que cela m’a plongé dans la dépression. Et de toucher le fond, ça m’a renvoyé à l’essentiel et là, ça m’a frappé de plein fouet que ces choses essentielles étaient absentes de ma vie.

“En tant que personne, je me suis retrouvée.

Je me suis prise une grosse claque dans la figure.

Avant ma fille, j’avais cette capacité à glisser les problèmes sous le tapis pour refuser de les voir. Quand j’ai eu Victoire, je n’y arrivais plus et je me suis rendue compte de tout ce qui n’allait pas. Je pense que c’est pour ça que je suis partie en dépression. Puisque tout ce qui était important pour mon bonheur était absent de ma vie et je me suis mentie tout ce temps. J’avais l’impression de pas savoir comment faire autrement.

Cela faisait 10 ans que je fonçais dans le mur et je me disais que je ne savais pas faire autrement. J’avais perdu ce truc de quand j’étais jeune et que j’avais toutes ces envies de libertés en moi. Il a fallu que je me reconnecte à ça.

C’est pour ça que je te dis que c’est un chapitre que j’ai fermé. J’ai fermé la porte et je suis partie vers un autre chemin.

Comment as-tu fait pour fermer ce chapitre ?

Une fois que je me suis rendue compte que je m’étais dis à moi-même et que je ne voulais plus cette vie là, je me suis dit OK, tu ne veux plus de cette vie, etc.

Sauf que là est apparu mon plus gros obstacle, et je pense que c’est le plus gros frein pour tout le monde, c’est l’argent.

J’ai passé des nuits et nuits à refaire mes comptes. A analyser chaque poste de dépenses. Est-ce que là je peux gratter, etc. Je cherchais à éliminer les dépenses inutiles à diminuer les dépenses obligatoires.

J’ai noté toutes mes sorties d’argent pendant 3 mois aux centimes près. Pour tout analyser. Une fois que j’ai fait ça, j’ai pris peur.

J’étais pas partie dans l’idée de démissionner au début, je pensais négocier un mi-temps. Je me suis dis partons sur un budget divisé par deux. Mais j’ai pris peur (j’ai littéralement pleuré).

Donc j’ai tout tout repris, tous les comptes au centimes près. Jusqu’à ce que je réalise que c’est pas 50% que je pourrais demander, mais que je pourrais partir.

En fait, je suis tombée malade et je ne guérissais pas. Je passer mes nuits à tousser, j’ai passé plein de tests, etc… J’étais tout le temps en arrêt, donc chez moi et c’est là que je me suis rendue compte que je pouvais quitter mon travail parce que je m’en sortirais financièrement.

Et là, j’ai littéralement un poids qui s’est libéré de mes épaules de mon dos, de tout mon corps.

Je crois que c’est à ce moment là que j’ai aussi pris conscience du pouvoir de mon corps et que j’ai commencé à me reconnecter à moi-même.

Parce que Alissia a plein de choses à vous partager, la 2nde partie de l’interview arrive très vite !

 

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